Philippe Parrot : Poème contemporain 499 : Quand passent les saisons…

D’une année sur l’autre, les saisons se suivent et se répètent inlassablement, indifférentes aux changements qu’elles provoquent en chacun d’entre nous. Dès leur venue, voilà qu’elles réveillent en effet dans nos cœurs, de par leur singularité, quantité d’émotions contradictoires ! Ainsi, au fil des mois, passons-nous de l’attendrissement à la joie, de la joie à la mélancolie, de la mélancolie à l’abattement, nos états d’âme changeant, comme par magie, à la vue des premiers narcisses, des premières floraisons, des premières cueillettes, des premières feuilles mortes, enfin, des premiers froids…

Cependant, les saisons ne se contentent pas de donner des couleurs à nos sensations. Elles sont, par ailleurs, ce cadre spatio-temporel, à la fois enchanteur et contraignant, où se jouent nos vies, nos amours, nos réussites comme nos échecs. Aussi, à l’aube de la vieillesse, à les avoir tant vues se succéder au fil des ans, peut-on comprendre que certains, las, aspirent — sans forcément se l’avouer à eux-mêmes — à ce que le vent de l’une d’entre elles ne les emporte au plus vite…

Philippe Parrot

499 - Quand passent les saisons

Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Kliempictures)

*      *     *     *

Poème 499 : Quand passent les saisons…

.

Les éblouissantes

Floraisons,

— Le Printemps là ! —

Par leurs puissantes

Exhalaisons,

Enivrent mon être las.

.

Les fragrances

Des fleurs

— Au vent de Mai ! —

Trahissent ton absence,

Rappel de nos ardeurs

Quand, jadis, l’on s’aimait.

*      *      *      *

Les rais du soleil

Assoiffent la terre,

— L’Été bien présent ! —.

En main une bouteille,

Qui, fraîche, désaltère,

Je m’étends…

.

Allongé sur le sable,

— Quel splendide horizon

Que la mer en Août ! —

Les gorgées agréables

Obscurcissent ma raison

D’homme dans le doute.

*      *      *      *

Le rauque brame

Des cerfs,

— L’Automne venu ! —

Émeut mon âme,

Par Toi, hier,

Mise à nu.

.

Leur appel réveille,

Au tréfonds de ma chair,

— Fols élans de Novembre ! —

L’émoi de nos corps en éveil,

Poussés aux surenchères…

Au sol, ton collier d’ambre.

*      *      *      *

Les flocons de neige,

Dans la froide grisaille

— L’Hiver régnant ! —

Font leur étrange manège

Sur les arbres et la rocaille.

Quel linceul poignant !

.

Leur blancheur,

Immaculé,

— En ce mois de Janvier ! —

Évoque à mon cœur

Ta beauté inégalée,

Par les autres enviée.

*      *      *      *

Pareil au

Condamné

— Privé des Saisons ! —

Mes souvenirs à vau-l’eau,

Dissous par les années,

Me fuient sans raison…

.

Alors, à ne rien rester

De notre fol amour

— Dans le flux du Temps ! —

Tellement attristé,

Par-delà les discours,

Que m’emporte l’Autan !

 .

fichier pdfP 499 – Quand passent les saisons

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le 13 et le 15 décembre 2021

[youtube]https://youtu.be/7Y5p9MP8I3A[/youtube]

[youtube]https://youtu.be/oUGF5cB3BaU[/youtube]

Regardez les vidéos ci-dessus sur YouTube, puis, pour me soutenir, abonnez-vous à ma chaîne ! Merci.

*      *     *     *

I need you

*      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes classés par ordre chronologique et thématique, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous :

Tous mes poèmes de 1 à 100        0 - Tous mes poèmes  De 101 à 200 bf

Tous mes poèmes de 201 à 300        Tous mes poèmes de 301 à 400

0 - Tous mes poèmes  De 401 à 500        Tous mes poèmes par thèmes

*      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

[mailform]